Archive pour février, 2008

Des mesures, oui, mais du suivi?

février 8, 2008

Dans un article publié aujourd’hui dans le Devoir, la journaliste Marie-Andrée Chouinard [voir La sentinelle] soulève la question du suivi des mesures annoncées pour l’amélioration de la qualité du français à l’école. Elle souligne que plusieurs de ces mesures ont déjà été proposées en 2001 par le ministre de l’Éducation de l’époque, François Legault.

Le sujet du français à l’école soulève toujours les passions. « Les jeunes d’aujourd’hui ne savent pas écrire! » entend-on régulièrement. « Ils ne font pas assez de dictées! »

Pourtant, comme le souligne Mme Chouinard, et comme je peux en témoigner (mon fils est en 4e année au primaire), quelle contrevérité qui est ainsi colportée. Nos jeunes, à tout le moins dans la classe de mon fils, font des dictées toutes les semaines, lisent des romans, font des projets avec une auteure de romans pour enfants, font des rédactions régulièrement, etc.

Peut-être que les parents, y compris le chef de l’opposition qui fait les gorges chaudes sur la situation de l’enseignement dans nos écoles, devraient aller à l’école de leurs enfants pour voir ce qui s’y passe vraiment. Peut-être qu’on ne parlerait pas autant à travers son chapeau…

Et quand vient le temps de s’impliquer concrètement, comme siéger au Conseil d’établissement, où sont ces parents? Absents. À notre école primaire qui compte plus de 300 enfants, l’assemblée générale des parents en début d’année scolaire, alors que sont élus les membres du Conseil d’établissement, a réuni une petite douzaine de parents…

Et pourtant, c’est le Conseil d’établissement qui doit voter le programme éducatif de l’école ainsi que le plan de réussite. Si on veut s’assurer qu’on se préoccupe de la qualité du français dans notre école, le programme éducatif est sans doute un moyen de viser cet objectif. Faudra quand même faire le suivi par la suite, mais voici des outils qui sont à notre portée et qui ne demandent qu’à être utilisés. Si on veut s’impliquer un tant soit peu dans l’éducation de nos enfants.